English
This article explores the Music Encoding Initiative (MEI) by examining the workflows that support its generation and manipulation within musicological research. Since its creation to fill the absence of a standard for encoding musical works, MEI has evolved into a powerful, flexible XML framework capable of representing not only Western common music notation but also specialised systems such as mensural, neumatic, and tablature notations.This study underscores how the choice of workflow is never neutral: it profoundly shapes the quality, sustainability, and interoperability of encoded data. It analyzes three principal modes of generating MEI files—via web applications like Verovio and MEI Garage, through integrated software solutions such as MuseScore and Sibelius (enhanced by plugins), and using programmatic approaches that rely on command-line tools or programming libraries. Each method presents distinct advantages and limitations, depending on the user's technical expertise, the complexity of the repertoire, and the scale of the project.Beyond generation, the article also addresses tools for enriching and editing MEI files, from metadata completion with MerMEId to more advanced, interactive environments like Mei-Friend, which combine score visualization with direct XML editing. Special attention is given to the encoding of early music, highlighting initiatives that adapt MEI to the complexities of historical notations.Ultimately, the article emphasises that adopting MEI is not simply a technical choice but one that entails significant human and scholarly considerations. It calls for broader training and the thoughtful integration of automated workflows to ensure that digital music editions are both robust and aligned with open science principles.
French
Cet article explore la Music Encoding Initiative (MEI) en examinant les workflows qui soutiennent sa génération et sa manipulation dans la recherche musicologique. Depuis sa création pour combler l’absence d’un standard d’encodage des œuvres musicales, la MEI a évolué en un puissant cadre XML, à la fois souple et performant, capable de représenter non seulement la notation musicale occidentale standard, mais aussi des systèmes spécialisés tels que les notations mensuralistes, neumatiques et les tablatures.Cette étude souligne que le choix du workflow n’est jamais neutre : il influence en profondeur la qualité, la pérennité et l’interopérabilité des données encodées. Sont analysés trois modes principaux de génération de fichiers MEI : des applications web comme Verovio et MEI Garage, des solutions logicielles intégrées telles que MuseScore et Sibelius (enrichies par des plug-ins) et des approches programmatiques reposant sur des outils en ligne de commande ou des bibliothèques logicielles. Chaque méthode présente des avantages et des limites propres, selon l’expertise technique de l’utilisateur, la complexité du répertoire et l’ampleur du projet.Au-delà de la génération, l’article aborde également les outils permettant d’enrichir et d’éditer les fichiers MEI, depuis la saisie des métadonnées avec MerMEId jusqu’à des environnements interactifs plus avancés comme Mei-Friend, qui associent visualisation de la partition et édition XML directe. Une attention particulière est portée à l’encodage des musiques anciennes, en mettant en lumière des initiatives qui adaptent la MEI aux complexités des notations historiques.L’article insiste sur le fait qu’adopter la MEI n’est pas un simple choix technique, mais implique des considérations humaines et scientifiques importantes. Il plaide pour un élargissement de la formation et une intégration réfléchie des workflows automatisés afin que les éditions musicales numériques soient à la fois solides et conformes aux principes de la science ouverte.